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N° 49 janvier-février-mars 2008

Edito

[Extrait] Le "développement durable", tube de la génération 2000, protéiforme à souhait, traduit, comme l’exception culturelle qui en serait une composante, le souci légitime de préserver tout ce qui est nous, depuis là où nous sommes et pour ceux qui seront à notre place demain. En la matière, le Pays basque pourrait servir d’exemple tant il œuvre comme un laboratoire homologué en matière de défense d’exception culturelle. "Contre la World Company" affichait le festival devenu souletin Euskal Herria Zuzenean.
Sans systématiser son opposition, mais en acceptant aussi les règles du jeu de son temps, la Soule est à elle seule l’incarnation d’une conscience citoyenne qui débouche naturellement sur une valorisation, une défense active d’une singularité géographique, linguistique, culturelle. Comme l’expression populaire le proclame, la Soule n’est jamais mieux servie que par elle-même : les initiatives multiples que nous relayons ici en témoignent.
Peio Serbielle se trouve être souletin. Ce n’est pas pour cela que nous l’avons suivi, écouté et entendu. Il est l’ambassadeur de l’exception culturelle qui voyage, de ce que le Pays basque peut aussi donner de plus ouvert au monde tout en ne reniant rien de lui-même.
Plus chaotique, la situation du logement au Pays basque ne serait pas une exception, ni culturelle, ni politique. Malheureusement, il se passe ici ce que l’on déplore chaque jour ailleurs : l’extrême difficulté des personnes à se loger, le toit n’étant plus un droit de l’homme tout court, mais de l’homme aisé, à n’en pas douter. Mais sur ce point aussi, le Pays basque s’organise et explore, depuis les mille nervures de son socle associatif jusqu’aux conseils municipaux, des passages innovants et volontaires pour enrayer ce que l’on croit trop souvent être une fatalité.

Élodie Baubion-Broye
Rédactice en chef de Pays basque magazine




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6.5



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