N° 54 avril-mai-juin 2009

Allez les filles !

Tout le monde se lamente parce qu’il y a de quoi… Eh bien, pas nous ! Parce que, dans ce numéro de printemps, nous respirons à pleins poumons. L’air du large et des embruns, en tout égoïsme (au sens philosophique de la “conservation de l’individu”, bien sûr), grâce aux bons soins des centres de thalassothérapie que nous avons sélectionnés après les avoir testés en bonne et due forme. Cela signifie pour nous, à Pays basque Magazine, “de façon anonyme et en payant, comme n’importe quel client”. Pas du grand journalisme d’investigation certes, mais une déontologie intacte jusque dans les jacuzzis ! Avec l’arrivée des beaux jours, un vent de renouveau souffle sur le Pays basque, avec des exemples enthousiasmants de filles qui entreprennent… Eztitxu, Caroline, les sœurs Alfaro, Josy et Andrée… Faut-il voir dans cette “prise de pouvoir” des femmes un signe des temps ? Leur ambition commune, toute simple, est de se “faire sa place et de créer son emploi en restant auprès des leurs”… C’est en ces termes que les filles que nous avons rencontrées ont pensé leur avenir. Ingénieuse, comme Caroline, qui trans-porte les pèlerins de Compostelle de part et d’autre de la Navarre historique. Ou la collectionneuse aux mains vertes, Eztitxu, qui cultive tout au long de l’année fruits et baies dans sa vallée des Aldudes pour les transformer en jus et confitures succulents. Ou encore Josy, dans son hameau de Soule, ou les sœurs Alfaro, à Aldude, qui relancent la convivialité villageoise au travers de leurs cafés respectifs. Andrée enfin, la plus célèbre depuis qu’elle a décroché son titre de MOF en 2007, décerné pour la première fois à une femme, qui régale les gastronomes en nom propre avec le concours de son époux, et partage avec lui le labeur et le succès. Pas de domination entre les sexes : les filles qui entreprennent sont magnanimes ! Si la détermination les unit, elles s’activent toutes avec sérieux, et même un supplément d’entrain qui n’appartient qu’à elles. C’est souvent d’ailleurs ce que les hommes évoquent avec nostalgie au souvenir de leur mère ou leur grand-mère, “ces femmes extraordinaires qui faisaient tout si bien”… oui, mais à la maison, dans la confidentialité du foyer ! Les filles entreprennent sans fanfaronnade, mais au vu et au su de tout le monde : c’est un peu ça la nouveauté, Messieurs ! Bref, elles arrivent sur le marché et il va falloir s’y faire et partager les lauriers. Les organismes qui accordent des micro-crédits ne s’y trompent pas : ils disent tous avoir à cœur de faciliter l’aide aux femmes qui se lancent, et cela dans tous les pays du monde. Pourquoi cela ? “Plus perspicaces, plus persévérantes, plus endurantes”, affirme-t-on chez ces créanciers philanthropes. Ce qui est vrai ailleurs l’est aussi ici. Allez, les filles…



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Couverture

 

6.9


Etonnante Navarre - hors-série juin 2008

Si près d’être ailleurs

La Navarre fut un royaume étendu, puissant, prospère. La géographie politique a évolué tout au long des siècles, a fluctué au gré des conquêtes, des alliances, des ruptures. De l’Aquitaine à la Vieille Castille, de l’Antiquité jusqu’à l’époque médiévale, l’espace/temps se redessine, se dilate et se contracte faisant de ce territoire, une mosaïque de cultures et d’influences sociales, religieuses, linguistiques, politiques.
Mais bien loin d’être prisonnière des fers d’un héritage encombrant, la Navarre tend vers le présent, se délecte de l’ici et maintenant : en témoignent les innombrables collines où des vigies éprises d’Éole enroulent dans leurs pales le souffle du cierzo si froid et si attaché à la plaine de l’Ébre. Quand on regarde du côté de Pampelune, la capitale, l’histoire monumentale cohabite désormais avec les réalisations des plus grands architectes de la péninsule, Patxi Mangado en tête. Car la plus ancienne école d’architecture privée d’Espagne a vu passer Rafael Moneo, ou Saenz de Oiza, l’ami de Jorge Oteiza, l’architecte du sanctuaire d’Aranzazu.
La pieuse Navarre rend hommage à ses saints patrons : Xavier, créateur de l’ordre des Jésuites, Michel d’Aralar et Firmin. Ce dernier, le plus populaire par-delà même la province, a donné son nom aux Fêtes qui lui sont dédiées : les San Fermines. La Navarre nous est familière. Ses rituels, ses paysages sa culture ont retenu notre attention, éveillé une envie de voyage. Car à deux pas de chez nous, la Navarre donne souvent le sentiment d’être loin, d’être ailleurs.
 


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couverture navarre

 

6.95



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